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Après plusieurs années de navigation en terres viticoles, Thomas Carsin jette l’ancre en janvier 2008 au cœur des Coteaux du Layon, au Domaine du Clos de L’Elu. 8 cépages sur 25 hectares et autant de terroirs différents.
Il est accompagné dans cette aventure par son associé Grégoire du Bouëxic, et une équipe de choc ! Travail du sol et soin des vignes, d’emblée, le pas vers une viticulture respectueuse de la nature est franchi. Le domaine est entré officiellement dans une démarche de conversion en agriculture biologique au printemps 2010. Conscient que les épaules d’un vin se dessinent dans les vignes, Thomas laisse vagabonder son intuition pour créer des vins au long cours. Les vignes sont idéalement réparties sur une trentaine de parcelles autour du village, sur des pentes exposées sud entre Chaume et Ardenay. Les choix techniques s’orientent d’emblée vers une viticulture de bons-sens alliant respect des consommateurs, du personnel du domaine et des « petits habitants » du vignoble.
"La conduite du vignoble est le fruit original de 8 années de vagabondage viticole entre Champagne et Provence, en passant par la Californie. Les choix et les décisions spontanées sont bien souvent le reflet de mes intuitions, auxquelles je laisse libre cours, préférant cette « poésie » à l’application aveugle des recettes viticoles conventionnelles qui décentralisent le vigneron en l’éloignant de son vignoble".
Chaque parcelle reçoit ainsi un itinéraire qui lui est propre : travail du sol intégral, couverture végétale spontanée, ébourgeonnage sévère ou pas, rognage ou pas …. La totalité des traitements est d’origine naturel (aucun produit de synthèse). Rapidement, le pli de l’agriculture biologique est pris. Pour répondre à nos propres convictions, tout d’abord. Mais aussi pour obéir aux exigences inéluctables qui font les grands vins d’aujourd’hui, et enfin, pour notre santé à tous et la préservation de nos espaces naturels ! La démarche officielle de conversion à l’agriculture biologique est mise en place en mai 2010.
Le chai se situe à l’entrée du village, sur la route de Rochefort sur Loire. Le mot d’ordre est douceur !
La cave, fonctionnelle, favorise le respect de la matière, de la vigne à la bouteille : utilisation de la gravité autant que possible, choix de vinification privilégiant le moins possible de manipulation du raisin, pressurages lents, fermentations naturelles sans intrant (levures indigènes), vinification des rouges en grappes entières, segmentation des jus, pas de chaptalisation, pas de filtration sur les rouges, utilisation des sulfites à très faible doses. Au point de départ : Thomas et Grégoire, une histoire d’amitié Thomas CARSIN - Associé VigneronIl est l’acteur de la reprise depuis janvier 2008. Ingénieur en agronomie du développement, il a compris très tôt que sa vocation était de travailler la vigne. Deux longs stages en Californie lui permettent d’appréhender la notion de terroir viticole et de s’exercer à la vinification sur un petit domaine de la Sonoma Valley. Sa ténacité lui vaut de décrocher un premier job en Champagne comme consultant viticole privé, à Reims. Il y restera 5 ans. Le temps pour lui de comprendre l’empirisme viticole, le langage de la vigne et d’approfondir la notion de terroir viticole… mais aussi le début du rejet d’une viticulture trop bien orchestrée. C’est ensuite en Provence, dans le Var, qu’il renoue avec la vinification et appréhende la gestion globale d’un domaine viticole, en tant que consultant viti-vinicole au sein d’un cabinet gérant quelques-uns des plus beaux domaines viticoles de Provence. Grégoire du Bouëxic – Associé responsable commercialDiplômé de l’ESC du Havre et de l’Ecole de Management de Normandie, Grégoire a travaillé successivement au sein de la direction commerciale et marketing de plusieurs entreprises, principalement dans le domaine médical. L’idée de reprendre une entreprise le travaille depuis de nombreuses années. Il rencontre Thomas, alors consultant viticole en Champagne, en 2004, à Reims. Passionnés de vin, ils créent et animent ensemble un club de dégustation. En 2006, ils décident de mutualiser leurs compétences et de reprendre ensemble un domaine viticole. Ils construisent un cahier des charges précis et entament leurs recherches, dans la vallée de la Loire. Le projet se concrétise en janvier 2008, avec la reprise du domaine du Clos de l’Elu, à Saint Aubin de Luigné. Après quatre années comme associé « passif » (ce qui ne l’empêche pas de participer activement à toutes les décisions concernant la stratégie du domaine !), il rejoindra l’équipe comme co-gérant en février 2012. Son profil de commercial et de gestionnaire expérimenté seront indispensables au développement du domaine. Mais avant tout un travail d’équipe avec : CharlotteUne pro de la communication qui se découvre une nouvelle vocation : la gestion administrative et comptable. Elle est avant tout la messagère et le porte-voix du domaine. Engagée dans l’aventure d’abord sur un plan familial, son mari de vigneron l’a embauchée pour la garder sous le lobe de son cœur (ventricule gauche). Elle fait également partie des associés de l’entreprise. Ses connaissances techniques lui viennent d’abord de son intérêt pour le vin associé à la gastronomie. Le reste, elle l’apprend aux côtés de son mari-professeur, qui n’hésite pas à lui confier l’élaboration de sa propre cuvée : Espérance. ![]() Damien
Un adepte de la charrue (champion du monde de décavaillonnage en 2007) : il est chef de culture au Clos de l’Elu. C’est le solide bras droit de cet être bicéphale. Trentenaire expérimenté, il parle la vigne et le vin couramment. Quand il ne travaille pas au domaine du Clos de l’Elu, il s’occupe de ses propres vignes à partir desquelles il élabore vin rouge ou pétillant naturel… en bio, naturellement ! ![]() Jean-Pierre
Le bras gauche du cerveau droit (qui est gaucher, ça tombe bien). C’est la mémoire vive du Domaine ! Plus de 25 ans qu’il traine ses bottes dans les vignes du Clos de l’Elu. Ne le faite pas bosser en cave, son univers de travail est directement placé sous le ciel d’Anjou, qu’il pleuve, qu’il vente ou qu’il éclabousse de la lumière solaire (plus souvent que vous ne le pensez). ![]() Augustin En contrat d’apprentissage depuis septembre 2010. Branché sur 3000 volts, il « dévore » les consignes de la journée, et mord avec ardeur dans le travail, passant de la cave à la vigne avec un enthousiasme débordant ! Le gros de son apprentissage, au-delà des bases techniques, se focalisera sur le mot d’ordre du vigneron : « la lenteur consciencieuse ». Tout un programme… |