L’art et la manière

L’art et la manière

Que se cache-t-il derrière chacune de nos bouteilles ?

 

Il y a plusieurs terroirs occupés par différents cépages. Mais par-dessus tout il y a la volonté ! et elle vient de l’homme …

C’est lui qui mène si superbement le plus beau bateau du monde à bon port, c’est lui qui interprète la plus belle partition du monde ; C’est encore lui qui fait naufrage ou qui se fait siffler par la salle lors d’un mauvais concert !

Notre savoir-faire au vignoble se concentre sur un objectif : vendanger des raisins mûrs et sains !

Pour y parvenir nous choisissons des systèmes de taille adaptés à chaque cépage (double cordons pour chenin et gamay, Guyot double pour Cabernet franc, Guyot simple pour sauvignon blanc et gobelet pour grolleau et pineau d’Aunis). La taille est généralement assez courte.

Nos sols acides reçoivent peu de matière organique. Nous privilégions leur propre vitalité et le « recyclage » (sarments, flore naturelle). Un excès de vigueur pourrait être préjudiciable à l’état sanitaire de nos grappes. Un médecin ne recommande à personne d’être obèse ! L’enherbement hivernal naturel permet d’entretenir la structure du sol et de le protéger de l’érosion.

Au printemps, les sols sont travaillés presque intégralement de façon à enfouir l’enherbement hivernal et limiter la pression exercée par la flore spontanée sur la vigne.

L’ébourgeonnage printanier est une étape essentielle qui nous permet de sélectionner les bourgeons qui deviendront « sarments ». Nous allégeons également fortement les double baguettes de nos cabernets.

Cela occupe une équipe de quinze personnes pendant 3 semaines.

N’oublions pas que nous créons un déséquilibre écologique par le simple fait de cette « monoculture ». Ce déséquilibre rend la vigne vulnérable à certains parasites. Nous avons fait le choix de la viticulture biologique pour accompagner la vigne dans sa lutte contre ces parasites : le soufre et le cuivre permettent de les contrôler sans trop de difficultés. Le soutien de certaines infusions/décoctions de plantes est le bienvenu !

Au temps des vendanges, une équipe de vingt personnes ramasse avec gourmandise nos grappes mûres délicatement placées dans des caisses de vingt kilos avant d’être conduites en cave.

Pour résumer, nous aimons le travail en équipe qui orchestre la mise en disposition de la vigne à faire mûrir ses fruits dans les meilleurs conditions possibles et dans le seul but de les transformer en vin. « Ne ramassez que ce que vous mangeriez ».

Nous sommes en cave comme en cuisine.

Comment vinifier ces gamay des Bruandières ?

Il n’y a pas vraiment de recette, juste un peu d’expérience, une pincée de bon-sens, quelques grammes de connaissances et beaucoup de sens !

Pas de trituration, pas de foulage, pas de chimie …. des muscles qui prennent du poids, des papilles en éveil permanent, des narines qui effleurent quotidiennement les verres des vins en devenir comme elles approcheraient le cou d’une belle femme ! Tout est affaire de biologie et de sens...

Sont indigènes nos pieds de pineau d’Aunis mais aussi les levures de chaque fermentation. Un « pied de cuve » par parcelle permet de les faire travailler et de respecter selon nous les terroirs.

Les rouges sont à 90% issus de macération/infusions en grappes entières. La durée et le suivi varient suivant les parcelles, les cépages, les années …

Les blancs fermentent sans précipitation en cuve ou en barriques.

Les élevages sont au minimum de 8 mois.

Nous évitons généralement de déplacer les vins durant l’élevage.

Nous ne filtrons pas les rouges et rarement les blancs.

Nous aimons les vins droits et précis autant que possible et nous pensons qu’il est parfois préférable d’ajouter 1 gramme/hl de sulfites avant une mise en bouteille que pas du tout.

Nous aimons dire à nos vins à la manière de Saint Augustin : « Deviens ce que tu es » !

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